Conférence du jeudi 4 Février 2016

La conférence de Janvier ayant été annulée, nous reprendrons le sujet prévu, soit « les outils naturels au quotidien« , lors de la conférence du 4 Février.

Nous évoquerons l’argile et l’huile de ricin (pour les soins en interne et externe), le brossage de la peau (pour l’élimination) et le massage (pour le bien-être), la mono-diète et le jeûne partiel (pour le repos digestif), la respiration (pour l’oxygénation), l’activité physique, l’alimentation vivante, les plantes et les jus.

Je vous retrouverai avec plaisir, comme d’habitude, à 19h00 au rez de chaussée de la Salle des Rencontres, place du 18 juin à Orry La Ville. CONFÉRENCE GRATUITE.

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Ce soir, jeudi 1er Octobre, conférence sur les bases de l’hygiènisme

Rendez-vous à Orry La Ville, ce soir, jeudi 1er Octobre à 19h00 pour la conférence mensuelle (chaque premier jeudi du mois).

Je présenterai les bases de l’hygiènisme, ses origines, sa place indispensable dans notre société d’aujourd’hui pour pallier à tous nos problèmes de santé.

A ce soir!

Pascale

conférence du 5 Février 2015 annulée

La conférence du 5 Février est annulée et je vous donne rendez-vous le mois prochain, soit le jeudi 5 mars 2015, pour débattre sur le sujet important de

« Comment lever les obstructions à notre santé »

Si vous regardez autour de vous, vous constaterez que nos problèmes de santé ne font que s’aggraver. Il y a encore 50 ans, chacun pouvait se féliciter de rester en bonne santé très longtemps. Maintenant même les plus jeunes sont affectés par les maladies.

Notre environnement et notre mode de vie actuels, la médication systématique inutile, l’ignorance de nos besoins les plus élémentaires, le non-respect des principes de base qui régissent l’être humain,… tout ceci concourt à un mal-être grandissant.

L’hygiènisme reprend tout à la base, nous ramène à la cause des causes, nous fait retrouver un mode de vie sain et régénérateur en toute simplicité.

Mon enseignement est gratuit, accessible à toutes et tous, il suffit seulement de prendre un peu de temps pour comprendre et accepter les lois de la vie.

La conférence se déroule comme d’habitude à Orry La Ville 60560 Place du 18 Juin, Salle des Rencontres, 1er étage.

A bientôt le 5 Mars! Pascale

conférence du jeudi 2 octobre 2014 en accés gratuit

Première conférence à Orry La Ville sur l’hygiènisme, place du 18 juin salle des rencontres 1er étage, à 19h00

« le respect des lois de la vie et la régénération, une approche globale »

 

Dans le cadre de l’association « hygiène de vie et régénération », je vous propose de découvrir l’approche hygiéniste telle que je l’expérimente depuis maintenant un an et demi, les bienfaits pour ma santé et celle de mes proches qui en ont découlé, la simplicité de l’approche et la prise de conscience qu’elle implique à tous les niveaux.

La base de l’approche hygiéniste est le respect des lois de la vie (alimentation vivante, repos, sommeil, soleil,…), l’utilisation d’outils naturels comme les plantes, la mono-diète, le brossage de la peau, entre autres. Elle met à mal toutes les théories complexes sur l’être humain et nous permet de revenir à la source. Que vous soyez enfant, adulte, malade, bien-portant,quel que soit votre âge, quelle que soit votre situation, à partir d’aujourd’hui vous pouvez décider de prendre votre santé en main, de retrouver la voie de la guérison, du bien-être et de l’autonomie.

La société actuelle étouffe l’être humain,  l’infantilise. Arrêtons de nous faire manipuler à cause de notre ignorance du corps humain et de ses besoins. Réapprenons à nous respecter, à nous prendre en charge.  En un an et demi ma conscience s’est élargie rien qu’en modifiant ma façon de vivre, mon alimentation et en faisant table rase de tout ce que l’on m’avait appris. La souffrance physique et morale n’est pas une fatalité et c’est ce message d’espoir que je veux délivrer.

A bientôt le 2 octobre!

Pascale

 

le jeûne ou la diète

Jeûner, se priver de nourriture, quelle horreur! tel était mon sentiment sur le sujet il y a encore quelques années. Je comprends donc très bien la crainte que le jeûne peut inspirer. Se priver de nourriture, c’est avoir peur de souffrir de la faim, avoir peur du manque.

Le principe du jeûne va complètement à l’encontre de notre société de consommation. Nous avons pour réflexe d’ajouter toujours plus de choses et non pas d’en enlever, que ce soit dans notre alimentation, dans notre soif de possession de biens matériels, dans notre besoin de nous entourer de personnes.

Vous êtes-vous déjà demandé d’où venait le mot « déjeuner »?: dé-jeûner, stopper le jeûne.Quand le matin nous prenons notre petit déjeuner, nous arrêtons le processus de jeûne en place pendant le sommeil. Car, sans en être conscient, nous jeûnons chaque nuit, entre 7 et 10 heures d’affilée en moyenne, et notre corps nous en remercie.

Pourquoi jeûner?

Le corps humain est fait de cellules (voir mon article précédent sur « la respiration » pour plus de détails). Chacune de nos cellules a trois besoins vitaux : se nourrir, respirer, éliminer ses déchets. La respiration est automatique, nous pensons à nous nourrir mais qu’en est-il de l’élimination?

Pour pouvoir effectuer les opérations de nettoyage et de réparation indispensables, le corps a besoin de repos digestif. Quand laissons-nous notre corps se nettoyer, quand le laissons-nous se réparer?

Le jeûne répond à ce besoin essentiel du corps de se débarrasser de ses toxines et de s’auto-guérir.

Quand jeûner

Les temps de digestion sont variables : d’une demi-heure à une heure pour les fruits et les légumes cuits ou crus, deux heures pour les hydrates de carbone (céréales, légumineuses, pain, pâtes), quatre heures pour les protéines (tous produits animaux, graines oléagineuses, noix)(1). Plus la composition des repas est complexe, plus le temps de digestion est long.

Vous saisissez donc tout l’avantage qu’il y a à manger « léger », c’est-à-dire à manger des fruits et des légumes en priorité, afin de donner le plus de temps possible au corps pour se nettoyer et se réparer, éviter les aliments protéinés le soir pour passer plus rapidement au nettoyage, prendre un petit déjeuner le plus tardif possible, également.

Nous pouvons pratiquer un jeûne partiel ou total, sur une journée ou plusieurs journées. Le mieux est de commencer progressivement, c’est-à-dire par un jeûne partiel.

Le jeûne partiel

Le jeûne partiel consiste à nous nourrir dans une fourchette de temps identique chaque jour. Pour cela il faut commencer par reculer l’heure du premier repas et avancer l’heure du dernier repas.

Imaginez que vous prenez votre petit déjeuner à 7 heures le matin et votre dîner à 8 heures le soir. Vous vous nourrissez donc sur une plage horaire qui va de 7h à 20h, (13h au total), ce qui laisse 11h au corps pour digérer, nettoyer, réparer. Maintenant vous décidez de reculer votre petit déjeuner à 9h le matin et d’avancer votre dîner à 19h (10h au total), ce qui laisse 14h au corps pour digérer, nettoyer, réparer. Maintenant vous décidez de zapper le petit déjeuner, de prendre votre déjeuner à 11h, une collation à 16h et votre dîner à 18h (7h au total), ce qui laisse 17h au corps pour digérer, nettoyer, réparer.

Ainsi vous pratiquez un jeûne partiel, quotidien ou seulement sur le week-end par exemple, ou deux jours par semaine, …en fonction de vos possibilités. En cas de problèmes digestifs, c’est une solution inespérée et à peu de frais pour alléger le travail de nos organes digestifs trop souvent sollicités et régler bien des problèmes de santé.

Personnellement je pratique le 8h/16h : je mange à ma faim de 12h à 20h (8h), 80% de fruits et légumes, je n’ai plus de surpoids, plus d’hypoglycémie, plus de baisse de tension, plus de migraines, plus de douleurs,…la liste est longue!

Le jeûne total à l’eau

Il ne doit jamais y avoir de jeûne sans eau. Le jeûne total se met en place d’abord sur une journée. L’absence de nourriture sur 24h se traduit par une absence de stimulation et donc par le ressenti d’une immense fatigue. Il faut donc prévoir une journée de repos total, voire même beaucoup d’heures de sommeil (c’est ce qui m’est arrivé la première fois).

Le jeûne total peut se continuer si besoin, sans aucun problème, si ce n’est la difficulté de « tenir » sans nourriture, physiquement et mentalement. Des phénomènes de détoxination peuvent se produire, ou non, comme des migraines, vertiges, nausées, crampes, douleurs,…tout cela est tout à fait normal et montre une activité de nettoyage « tout azimut » du corps. Pour une fois qu’on le laisse en paix, il en profite!

Sur plusieurs jours, il faut prévoir 80% de repos et 20% d’activité physique modérée (marche, gym douce, yoga, relaxation, chant,…). Dans ce cas, et pour une première fois, il est utile d’être entouré de personnes habituées à jeûner, pour aider psychologiquement et pouvoir répondre aux questions. Car le nettoyage physique peut se doubler d’un nettoyage émotionnel pas toujours facile à vivre.

La diète, ou mono-diète

Le jeûne ou la diète, c’est la même chose. Mais je voulais vous parler ici de la mono-diète comme autre possibilité de repos digestif. La mono-diète consiste en la prise d’un seul aliment, fruit ou légume au choix, tout au long de la journée. La mono-diète la plus facile et la plus douce au niveau intestinal est la mono-diète de bananes. Mais la pomme, l’ananas, le raisin, la pastèque sont aussi excellents. Se méfier des fruits ou légumes contenant beaucoup de fibres qui peuvent irriter les intestins si consommés en mono-diète sur plusieurs jours.

La mono-diète a comme intérêt de présenter toujours le même aliment à nos organes digestifs, d’où un temps de digestion extrêmement court et donc un repos digestif appréciable, sans connaître la difficulté de la faim. Le fruit ou le légume choisi sera consommé à volonté.

Parmi les légumes pour une mono-diète, on peut citer le chou rouge ou blanc cru en salade, la salade verte, la tomate, le concombre, …et pourquoi pas un légume cuit comme la carotte, le fenouil, le poireau, …pourquoi pas la pomme de terre…pourquoi pas une mono-diète de soupe aux légumes frais faite maison, c’ est excellent! Nous n’avons que l’embarras du choix et à chacun son ressenti!

Vous avez bien compris que l’essentiel est de laisser le système digestif se reposer. Tous nos problèmes de santé, de la migraine aux maladies les plus graves, proviennent de cette impossibilité qu’a le corps d’éliminer ses déchets. Alors, à toutes et tous, je souhaite de commencer un jeûne partiel ou une mono-diète, seul(e) ou en famille, entre amis, dans la paix et la joie, sans la moindre crainte, avec l’assurance d’une vie meilleure, d’une santé meilleure au bout.

Osez expérimenter, et comme l’a dit un ou une illustre inconnu(e), « Osez faire des erreurs, osez vous tromper, cessez de vous préoccuper de ce que les autres peuvent penser de vous, de ce qui risque ou non de vous arriver, parce que si vous n’osez pas, la seule chose qui risque de vous arriver, c’est « rien du tout » ».

Source:

« Les combinaisons alimentaires et votre santé » Herbert M. Shelton  collection « le système hygiéniste »1968

La respiration

Comme le dit Nelly Grosjean (1) dans sa dernière vidéo d’une heure et demie intitulée « respirer la santé », postée sur le site « le chou brave » , nous pouvons vivre sans manger pendant 40 jours, sans boire pendant 2 jours mais pas plus de 3 minutes sans respirer.

Nelly Grosjean

Respirer est le premier acte que nous expérimentons en venant au monde, c’est aussi l’acte le plus vital pour notre santé en facilitant le métabolisme du corps. De la qualité de notre respiration (inspiration) et de l’air que nous inspirons dépend l’oxygénation, suffisante ou insuffisante, de chacune de nos cellules. De la qualité de notre expiration (rejet du dioxyde de carbone chargé en déchets gazeux) dépend la bonne élimination des déchets de chacune de nos cellules.

Or tout notre corps n’est que cellules: cellules cardiaques, cellules hépatiques, cellules nerveuses, cellules musculaires, cellules intestinales,… et la cellule a besoin de trois choses: se nourrir, s’oxygéner, et éliminer ses déchets à l’image du fonctionnement du corps tout entier. Malheureusement, tout au long de notre vie, nous perdons cette capacité à inspirer et expirer amplement et profondément. Nous sommes trop attentifs à ce que nous mangeons et pas assez à la façon dont nous respirons.

Notre capacité respiratoire est atrophiée et notre respiration est extrêmement courte et superficielle, ne faisant travailler qu’un dixième de nos poumons pour différentes raisons : un mauvais positionnement (dos voûté ), une tension nerveuse permanente ( respiration rapide et courte ), un manque d’exercice physique qui pénalise une respiration profonde, un environnement dont l’air est peu ou pas renouvelé (bureau, appartement, transport). L’apparition de nombreux cas de maladies respiratoires, surtout chez les enfants, doit nous alerter sur la nécessité de réapprendre à respirer.

L’apprentissage de la respiration

La place prépondérante (centrale) et la grandeur de nos poumons (un tiers du buste) montrent bien à quel point la respiration est cruciale et mérite de s’attacher à amplifier leur capacité respiratoire .

De simples petits exercices quotidiens suffisent. Nelly Grosjean, dans la vidéo mentionnée au début de cet article, propose de pratiquer trois fois par jour une respiration ventrale. C’est un exercice d’une grande simplicité, que l’on peut effectuer à n’importe quel moment de la journée, dans les transports, au volant de la voiture, en marchant, assis au bureau,…

En premier lieu, il faut se tenir le dos bien droit, sans raideur, les épaules dégagées en arrière et vers le bas. Respirer par le nez, emplir doucement ses poumons et gonfler le ventre au maximum. Tenir ainsi quelques secondes. Expirer en rentrant le ventre puis en vidant les poumons au maximum. Tenir ainsi quelques secondes. Reprendre une respiration normale quelques instants et refaire l’exercice trois fois ou plus, trois fois par jour.

Cet exercice peut essouffler au départ, pour les personnes en difficulté respiratoire commencer doucement sans tenir les quelques secondes, jusqu’à ce que la sensation s’améliore. Mais aucune contre-indication, bien au contraire, est à opposer à ce genre d’exercice.

La deuxième étape sera de prendre conscience de l’air propre qui rentre et de tous les bienfaits qu’il apporte. On se remplit de vitalité. A l’expiration, on prend conscience de l’air vicié qui ressort et qui emporte avec lui tous nos soucis et nos peurs. Ainsi le corps prendra l’habitude de considérer chaque apport d’oxygène et chaque élimination de déchets comme un bienfait. J’ai testé pour vous, c’est très vivifiant.

Dans une autre mesure, le yoga est une excellente approche pour réapprendre à respirer, reprendre le contrôle de cette fonction vitale pour apaiser le système nerveux et l’esprit. Le Qi Gong est moins connu que le yoga mais sa pratique est d’une simplicité déconcertante et ses résultats mieux ciblés à mon humble avis. La respiration ventrale ou « pratique de la respiration de la grue » »permet d’accroître sensiblement votre capacité respiratoire et d’agir favorablement dans les cas d’asthme et de bronchite chronique »(2). Cette respiration parvient « à masser tous les organes internes par les mouvements du diaphragme et à améliorer la circulation du sang dans l’abdomen »(2).

La respiration au quotidien

Comme pour toutes choses que l’on veut inclure dans notre quotidien, nous devons nous ménager des petits créneaux horaires à respecter. La posture, dos bien droit, est essentielle, avec alignement de toute la colonne vertébrale. Le matin au lever, le soir au coucher, pendant la pause déjeuner, dans les transports, avant de commencer les repas,…tout est possible.

Les bienfaits de la ré-éducation respiratoire sont multiples : elle fortifie tout le système digestif, « réduit les dépôts adipeux du ventre et diminue le taux de cholestérol (…)décongestionne les zones supérieures du corps, (…) facilite l’état de relaxation et donne une occasion de se centrer sur soi-même en quelques instants » (2). Ainsi on parvient à expirer tout le gaz carbonique et à éliminer tous les déchets et toxines du sang. Une panacée!

L’apparition de maladies est un signe évident que, déjà et avant tout, nous ne respirons pas correctement et le seul fait de ré-apprendre à respirer amplement sera un facteur de guérison. A vous d’expérimenter!

 

(1) Nelly Grosjean est docteur en naturopathie et en aromathérapie.
En 1972, elle ouvrit sa première boutique de diététique en Avignon ; un an plus tard, elle inaugurait le mas de la santé à Nîmes.
Au début des années quatre-vingt, elle va au États-Unis où elle parfait ses études médicales, et obtient son diplôme de docteur en naturopathie à l’Université du Missouri.
En 1984, Nelly Grosjean revient en Europe et organise son premier stage en Suisse. Entre 1985 et 1987, elle voyage beaucoup, organise de nombreux stages et fait, en 1986, sa première conférence internationale en Hollande. Elle est auteure de nombreux ouvrages sur l’aromathérapie, traduit dans le monde entier et intervient aussi bien à la télévision que sur les radios, plaidant partout la cause des huiles essentielles et leurs merveilleux effets sur le physique et le mental.

(2) source « B.A.-BA du Qi Gong » Gérard Edde, Editions Pardès 1998

Brossage de la peau et massage

Le brossage de la peau et le système lymphatique

Tout le monde connait le système veineux du corps (capillaires, veines, artères par ordre de grandeur). A l’instar du système veineux chargé d’apporter oxygène et nutriments à chacune de nos cellules, nous possédons dans notre corps un second système, parallèle au système veineux, chargé d’emporter les déchets, toxines et cellules mortes hors de l’organisme vers les émonctoires (portes de sortie): c’est le système lymphatique.

Le système lymphatique est constitué  de liquide interstitiel (lymphe) qui baigne chaque cellule, de vaisseaux lymphatiques remplis de lymphe qui parcourent tout l’organisme et de ganglions lymphatiques, véritables entrepôts de stockage des déchets.La lymphe est un liquide épais et visqueux, non propulsé par le cœur comme le sang. Pour que la lymphe circule, le corps doit se mettre en mouvement et c’est là que réside, entre autre, toute la nécessité de faire une activité physique régulière pour faire bouger notre lymphe et donc évacuer nos déchets.

système lymphatique

système lymphatique

Hormis l’activité physique, un autre outil intéressant pour activer la circulation de la lymphe, comme celle du sang, est le brossage de la peau.

Le brossage de la peau s’effectue à l’aide d’une brosse en « poils » végétaux ou animaux.

trois tailles de brosse

trois tailles de brosse

Le brossage du corps entier prend environ 1/2 heure mais on peut choisir, si peu de temps disponible, de ne brosser que le visage, que les jambes, etc…Le brossage se pratique sur une peau sèche, par mouvements rotatifs, en allant vers les ganglions lymphatiques situés principalement  au niveau du cou, au milieu du thorax, aux articulations du coude, de l’épaule (aisselle), du genou, de la jambe (aine) et au niveau de l’abdomen.

Etapes à suivre (voir schéma du corps avec système lymphatique ci-dessus)

. Pour les jambes, commencer par brosser les doigts de pied, le dessous et le dessus du pied, la cheville, toujours en mouvements rotatifs, de bas en haut, puis brosser (lisser) de bas en haut, du doigt de pied à la cheville, sur toute la surface du pied. Quand le pied est brossé, brosser en mouvements rotatifs le mollet sur toutes ses faces, jusqu’au genou, en remontant de bas en haut, puis lisser, toujours de bas en haut. Quand le pied et le mollet sont brossés, brosser en mouvements rotatifs la cuisse sur toutes ses faces, jusqu’à l’aine, en remontant de bas en haut, puis lisser, toujours de bas en haut.

Procéder ainsi pour les deux jambes.

. Pour les bras, commencer par brosser les doigts de la main, le dessus de la main, la paume, le poignet,  en mouvements rotatifs, de bas en haut, puis brosser (lisser) de bas en haut, du doigt au poignet sur toute la surface. Ensuite faire de même pour l’avant-bras et le haut du bras jusqu’à l’aisselle.

. Pour le visage, procéder sur la partie droite du visage puis sur la partie gauche. Commencer par brosser le front, en mouvements rotatifs, cette fois de haut en bas, en descendant sur la joue, la mâchoire et le cou, puis lisser de haut en bas, du front au cou. Brosser le nez, le tour de la bouche.

. Pour le dos, brosser par mouvements rotatifs les épaules, du cou vers l’aisselle. Brosser la partie haute du dos jusqu’à la taille, en partant du milieu du dos (colonne vertébrale) vers les côtés. La brosse à manche long est indispensable si vous procédez seul(e). Puis lisser de l’épaule à l’aisselle, de la colonne vertébrale à l’aisselle.

Le devant du thorax est fait en sens inverse puisque les ganglions lymphatiques se trouvent au milieu du thorax. Brosser en mouvements rotatifs du bras vers le milieu du thorax, brossage doux sur les seins, de la pointe du sein vers l’aisselle pour le côté externe et de la pointe du sein vers le milieu des seins pour le côté interne. Lisser de même.

. Pour le bas du dos, brosser par mouvements rotatifs,de haut en bas, de la taille vers les fesses, puis de la colonne vertébrale vers les côtés et l’abdomen. Lisser de même. Brosser les fesses.

. Pour l’abdomen, brosser par mouvements rotatifs du côté vers le nombril, puis lisser,  puis brosser autour du nombril, puis lisser de haut en bas, des seins vers l’aine.

Le brossage est complet.

Vous aurez compris que le but du brossage est de faire remonter la lymphe des extrémités vers les zones de stockage de déchets que sont les ganglions. Le brossage active en même temps la circulation veineuse puisque les vaisseaux sanguins et lymphatiques sont côte à côte, et il permet une meilleure élimination des peaux mortes donc une peau plus saine et douce, d’où de multiples avantages. Le brossage peut être quotidien. En cas de peau irritée, pratiquer un brossage le plus doux possible, avec des poils les plus doux possibles, mais ne vous privez en aucun cas de cet outil.

Les massages

Les massages sont connus et utilisés depuis la nuit des temps mais nous les avons redécouvert, nous Européens, comme un outil de santé il y a une ou deux décennies seulement. Face à un stress en augmentation avec toutes ses conséquences sur la santé, le recours aux massages est un bienfait.

Le brossage de la peau que je viens de décrire s’apparente à un massage. Son effet est tonique et il est à privilégier le matin.

Il y a aussi le massage hydrique utilisé pendant les cures thermales. L’hydrothérapie est une source de bienfait pour tout l’organisme; elle stimule la circulation veineuse, lymphatique, a un pouvoir relaxant et bien sûr hydrate le corps (1).

Le massage manuel a largement mérité sa place dans les soins naturels. Il a l’avantage d’être accessible à tous puisqu’il suffit d’avoir quelques connaissances (comme pour le brossage de la peau) sur la façon de procéder. Le schéma ci-dessus du système lymphatique peut vous y aider. De nombreux petits livres existent pour en découvrir toutes les vertus.

Masser son enfant, son compagnon, sa compagne, apporter de la détente est à la portée de toutes et tous. C’est un outil trop souvent négligé dans le soin à l’autre et il vaut largement mieux que toutes les drogues pharmaceutiques que l’on prend pour dormir, pour se détendre, …

Il faut savoir que le massage manuel a un atout particulier supplémentaire: il favorise dans le corps la production d’ocytocine, que l’on appelle souvent l’hormone du plaisir mais qui est surtout l’hormone de l’adaptation au stress et qui régule le niveau de sensibilité à la souffrance. L’ocytocine est produite par la glande pituitaire située dans la partie cervicale.

Nous sommes à l’heure actuelle des organismes très congestionnés surtout dans la partie intestinale mais autant dans la partie cervicale. Qui dit partie cervicale congestionnée dit système endocrinien(ou hormonal), dont la pituitaire, congestionné. L’atout du massage sera aussi de relancer la production d’hormones. Quand on sait que la fonction hormonale régule absolument toutes les fonctions, volontaires ou involontaires, du corps humain, on comprend la valeur de tout ce qui peut la favoriser. Les massages en font partie.

(1) L’hydratation du corps est souvent mal comprise. Apporter de l’eau au corps ne résout pas le problème de la déshydratation. Un corps déshydraté est un corps acidifié et non un corps en manque d’eau. La seule solution est dans l’apport maximum de minéraux au corps par une alimentation riche en nutriments (fruits mûrs et juteux, légumes colorés et mûrs mangés crus, jus de fruits maison et légumes verts).

Les outils à adopter au quotidien pour une meilleure santé: plantes et jus

En tant que naturopathe hygiéniste, de formation récente, et après avoir expérimenté sur moi-même et mes proches, je suis à même de vous proposer une belle palette d’outils naturels, peu onéreux et très simples à mettre en place pour retrouver ou préserver votre santé, alliés à une nourriture basée principalement sur les fruits et les légumes crus.

Aujourd’hui je traiterai les plantes et les jus pour la reminéralisation. Puis nous verrons le brossage de la peau et  les massages pour aider le système lymphatique, la respiration et le Qi Gong pour aider le système nerveux, le jeûne partiel pour aider la détoxination du corps, l’activité physique idéale et bien d’autres choses encore!

Les plantes et les jus

Les plantes, en infusion, en décoction ou en macération (se reporter à mon article « la préparation des tisanes » pour plus de détails) ont toujours fait partie de la pharmacopée de nos aïeux mais aussi de leur consommation quotidienne en tant que légumes feuilles. Ce que nous appelons « plantes médicinales » aujourd’hui (avec toutes les craintes de surdosage au vu du terme « médicinal ») sont en réalité les légumes d’autrefois, cultivés ou sauvages.

Nous avons perdu ce geste ancestral de cueillir et consommer les plantes sauvages quand nous nous sommes éloignés de la nature. Les variétés de plantes anciennes cultivées ont été tellement transformées génétiquement, sous le prétexte d’augmenter le rendement et d’éradiquer les maladies (propos fallacieux, on le sait maintenant), qu’elles ne contiennent plus grand chose des principes actifs d’antan.

Aussi il nous faut retrouver l’ancien mode de vie, cultiver (si l’on a un jardin) les plantes dites « médicinales » souvent très faciles à vivre, parfois même envahissantes (romarin, menthe, mélisse, alliaire, thym, serpolet, origan, sauge …) riches en chlorophylle, en principes actifs et d’une fraîcheur sans égale, à rajouter dans les salades, les plats et les tisanes sans modération (les risques d’intoxication sont nuls).

Les jus sont un moyen habile et infiniment agréable pour les papilles d’augmenter notre consommation de fruits et légumes et ainsi d’assimiler facilement une plus grande quantité de nutriments indispensables à notre santé.

A l’aide d’une centrifugeuse (à partir de 50 euros) ou mieux, mais moins accessible, à l’aide d’un extracteur de jus (à partir de 300 euros), beaucoup de fruits et légumes donnent le meilleur d’eux-mêmes avec une palette sans cesse renouvelée de saveurs et d’odeurs. La pomme est une base indispensable à tous les jus, puis à chacun selon son goût, son humeur, son budget et la saison de rajouter fruits juteux (poire, pêche, fruits rouges, melon, pastèque, kiwi, orange, mandarine, clémentine, ananas, …), légumes juteux (poivron rouge, betterave crue, céleri-branche, concombre, carotte, …), épices (petits morceaux de gingembre, curcuma, jus de citron,…) et plantes sauvages, feuilles avec l’extracteur de jus seulement (épinard, bette, chou en petite quantité, salade, cresson, persil, basilic, menthe, ortie…). Trois ou quatre ingrédients au maximum sont utiles pour chaque jus; le mélange de saveurs multiples « tue » le goût au final. A expérimenter sans réserve!

La consommation de fruits et légumes issus de l’agriculture biologique est à privilégier, bien sûr, mais il n’est pas question de s’en priver dans le cas où aucune source de produits bio n’est à proximité ou dans le cas d’un budget serré. D’où la nécessité (pour ceux et celles qui possèdent un coin de jardin) de réappprendre à semer, planter pour notre consommation personnelle, en toute autonomie.

Les arbres fruitiers sont à privilégier plutôt que les arbres décoratifs, surtout les arbustes à fruits rouges, très prolifiques et demandant peu d’entretien et peu de place comme les groseilliers, les cassissiers, caseilliers,  framboisiers,… Dans notre jardin laissons une petite place aussi aux plantes spontanées bienfaitrices comme le pissenlit, l’ortie même si elles ont tendance à nous envahir. Et puis quelques plantes aromatiques protégeront le potager et nous aideront à passer l’hiver. La saison des plantations va commencer bientôt, je vous souhaite de bons travaux de jardinage dans le respect de Dame nature!

A bientôt pour un prochain épisode.

Pascale

 

La sauge et le tilleul

Pour clore le chapitre des plantes à utiliser en période hivernale, je termine par deux plantes majeures, la sauge et le tilleul.

La sauge (salvia qui vient de salvare en latin « guérir »), ou herbe sacrée, de la grande famille des labiées médicinales comptant plus de 500 espèces, est un sous-arbrisseau de 20 à 70 cm de hauteur qui pousse à l’état spontané dans tout le midi de l’Europe, dans les coteaux et rocailles arides de la région méditerranéenne. Très cultivée, même dans le nord de la France, elle survit à de très faibles températures et fleurit en juillet, se parant de grosses fleurs bleu-violet caractéristiques.

Sauge en fleur

Sauge officinale en fleur

Il existe plusieurs types de sauge. La sauge officinale, sauvage ou cultivée, est la plus couramment rencontrée. Elle figurait dans la plupart des jardins des monastères au IXème siècle puis ensuite dans les jardins des paysans. « Sauge au jardin éloigne du médecin » ou « pourquoi mourrait-on lorsqu’on cultive la sauge, si ce n’est qu’aucune plante des jardins n’est assez forte contre la mort? », ces maximes montrent à quel point les vertus médicinales de la sauge étaient appréciées.

Il existe aussi, entre autres,  la sauge des prés, ou germandrée sauge des bois, que l’on rencontre à l’état sauvage dans les lieux humides (bords de rivières et d’étangs), la sauge verveine, sauvage et beaucoup moins utilisée et la  sauge sclarée  ou sclarée,  plus décorative et d’odeur plus agréable que les autres sauges. La sclarée était aussi renommée que la sauge officinale et portait le surnom de Toute-bonne. Dépassant 1m avec de longs épis de fleurs allant du rose au violet, elle était cultivée pour sa beauté et ses vertus.

germandrée sauge des bois

germandrée sauge des bois

File:Sauge1.jpg

sauge sclarée

Toutes ces différentes variétés de sauges ont les mêmes propriétés. Elles sont:

. stimulante (accroît l’énergie des fonctions organiques et active la circulation) contre la neurasthénie et le surmenage

. tonique, digestive, calme les vomissements spasmodiques, les diarrhées

. diurétique (augmente le volume des urines pour une meilleure élimination) contre l’œdème

. antispasmodique (calme les convulsions, les spasmes, les états nerveux, enraye les catarrhes, les toux)

. fébrifuge (calme la fièvre)

. antiseptique (s’oppose au développement des microbes) et astringente (resserre les tissus) arrête les hémorragies

. antisudorale (limite la transpiration) contre les sueurs nocturnes

. hypoglycémiante (abaisse le taux de sucre dans le sang) pour les diabétiques

. emménagogue (provoque l’apparition des règles et calme les pertes utérines, favorise la conception), effet de normalisation

. résolutive et vulnéraire (facilite la cicatrisation et la guérison des plaies) contre les maux de dents et gencives

On se sert de la sauge contre la goutte, le rhumatisme chronique, les maux de tête d’origine digestive et nerveuse, les aphtes, les amygdalites,…Devant tant de vertus thérapeutiques, pourquoi se priver de la sauge?

Mode d’emploi

. infusion: 1 à 2 feuilles pour une tasse style mug, 1 tasse après chaque repas (digestif et tonique), 1 tasse au coucher (sueurs nocturnes et asthénie), pour bains de bouche et gargarismes (aphtes, maux de gorge)

. frictions de feuilles fraîches ou poudre de feuilles sèches sur dents et gencives (protège des caries et infections)

. Vin: 1 litre de vin bouillant sur une poignée de feuilles, laisser infuser une demi-heure, sucrer au miel et filtrer. 3 cuillerées à soupe par jour comme fortifiant et au coucher contre les sueurs nocturnes, comme cicatrisant sur les plaies, ulcères, hypoglycémiante

 

Le tilleul est un de nos plus beaux arbres indigènes (originaire d’Europe) avec sa haute stature (de 15 à 20 m), ses feuilles en forme de cœur, ses fleurs odorantes. Il existe trois sortes de tilleuls: le tilleul des bois ou tilleul mâle (à petites feuilles bleuâtres en dessous) qui est sauvage, le tilleul de Hollande à feuilles vertes en dessous et le tilleul à grandes feuilles, dit tilleul femelle, présent surtout dans la région parisienne, l’est et le centre.

La longévité des tilleuls est remarquable, 400 ans et plus. Leur pouvoir de régénération aussi, certains tilleuls décapités pendant une tempête voit leur tête repousser. Le tilleul le plus vieux en Basse Bavière dans le village de Ried est estimé à 1 000 ans (1) et le tilleul de Linn en Suisse est âgé de 600 ans.

Le tilleul fleurit abondamment en juin/juillet et embaume littéralement. Son nectar est très prisé des abeilles. On se sert surtout de ses fleurs avec la bractée en infusion, mais aussi de ses feuilles et de son écorce.

Vertus thérapeutiques

les fleurs sont antispasmodiques et calmantes (contre les troubles nerveux, l’asthme, la migraine, la toux), sudorifiques et diurétiques (mauvaises digestions, vertiges, refroidissements, grippes, bronchites, maux de reins et de vessie, courbatures, coliques), prévient l’artériosclérose (fluidifie le sang), calmantes et adoucissantes.

Les feuilles et la seconde écorce (liber) en décoction sont émollients et adoucissants grâce à leur abondant mucilage (contre les diarrhées,  gastro-entérites,  douleurs de la goutte, sur les furoncles, brûlures, plaies, dartres, hémorroïdes).

Mode d’emploi

. infusion de fleurs, ou fleurs+bractée: une poignée de fleurs pour une tasse style mug, 3 à 4 tasses par jour entre les repas

. décoction de feuilles et de seconde écorce: 5 à 10 g par litre d’eau pour l’usage interne (en boissons ou en lavements) et 50 à 100 g par litre d’eau pour pansements (plaies), bains de bouche, gargarismes et bains (convulsions, convalescence)

. essence homéopathique préparée avec les fleurs fraîches contre les rhumatismes, l’urticaire, les maux de vessie et de reins

(1) « Tour du monde en 80 arbres » Thomas Parkenham

Source: « Dictionnaire des plantes médicinales et vénéneuses de France » Paul-Victor Fournier,première édition en 1947, édition Omnibus, 2010, préfacée par Clotilde Boisvert, fondatrice de l’Ecole des Plantes de Paris