Le thym et le serpolet

Le thym et le serpolet font partie de la même famille (thymus) avec des propriétés analogues. Plantes aromatiques (qui dégagent un arôme fort) et balsamiques (qui calment les muqueuses des voies respiratoires), elles se cultivent facilement au jardin et, bien que plantes méditerranéennes, supportent des températures jusqu’à -5°C (en-dessous, prévoir une protection sous forme de paillage ou voile tissu).

Pied de thym commun

Pied de thym commun

Le thym, petit buisson compact de 20 à 30 cm de hauteur, se plante en terrain calcaire et argileux bien drainé (n’aime pas l’humidité stagnante). Très utilisé en cuisine, ses vertus thérapeutiques ont été peu à peu oubliées et c’est grand dommage!

feuilles de serpolet

feuilles de serpolet

fleurs de serpolet

fleurs de serpolet

Le serpolet, à la différence du thym, se présente sous la forme d’une plante rampante à fleurs roses ou mauves dressées. Il fleurit du mois d’avril jusqu’au mois de septembre.

Vertus thérapeutiques

Le thym comme le serpolet réveillent les fonctions digestives, soignent toutes les affections spasmodiques et convulsives des voies respiratoires, la grippe, la toux, la coqueluche, l’asthme humide et les rhumes. Son action astringente (resserre les tissus) est efficace dans les hémorragies utérines, la leucorrhée (perte blanche) et, pris en poudre, contre les saignements de nez.

On les indique contre les maladies infectieuses de l’intestin, des reins, de la vessie, du foie, de la rate et autres glandes. Mais le serpolet est utile surtout pour les enfants: vers intestinaux, constipation des bébés, agitation nerveuse (dentition), petits malaises et insomnies en adaptant les quantités (l’action plus douce du serpolet par rapport au thym est à préférer pour les enfants).

Le thym et le serpolet sont rarement pris seuls, plutôt avec d’autres plantes comme la menthe et la mélisse (digestion), comme le tilleul (infection), comme l’anis ou la sarriette (estomac/intestin).

Mode d’emploi

. en infusion (plante entière), 10 à 15 g par litre d’eau, 3 tasses par jour après les repas (digestion)

. en teinture (pharmacie), quelques gouttes dans une infusion de tilleul pour soigner les états infectieux

. en infusion ou décoction (se reporter à l’article « préparation des tisanes »), 30 g par litre d’eau, pour faire des lotions oculaires (inflammations), compresses contre les douleurs névralgiques et les sciatiques, des bains fortifiants (après une grippe), contre les gonflements articulaires (améliore la circulation capillaire)

. en lavements utérins contre la leucorrhée, se servir d’une infusion thym et lavande chaude

et n’oublions pas nos chers compagnons à quatre pattes qui peuvent bénéficier également de ces traitements phyto, notamment comme vermifuge (une poignée de thym bouillie 15 à 20 mns dans 2 à 3 l d’eau à rajouter dans leur eau de consommation).

Bonne expérimentation!

Source: « Dictionnaire des plantes médicinales et vénéneuses de France » Paul-Victor FOURNIER, éditions Omnibus, préfacé par Clotilde BOISVERT, fondatrice de l’Ecole des Plantes de Paris

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Préparation des tisanes

Même si le beau temps persiste, la saison froide est à nos portes et nous devons préparer un stock de plantes pour soigner nos bobos d’hiver et nous maintenir en bonne santé les 6 prochains mois. La préparation des tisanes est d’une grande simplicité et donc ne demande guère de temps.

La meilleure façon est de procéder par macération. La macération des plantes (fraîches ou sèches) s’effectue pendant la nuit : remplir un saladier ou autre récipient, en verre de préférence, d’eau froide; y déposer les plantes en les recouvrant bien d’eau; mettre un couvercle; le lendemain matin, filtrer le tout; boire la macération froide ou légèrement tiédie selon chacun. L’avantage de la macération est le temps laissé aux différentes parties de la plante (fleurs, feuilles, tiges, graines) qui peuvent ainsi donner le meilleur d’elles-mêmes et aussi l’absence de cuisson qui laisse intacts tous les nutriments (certains nutriments comme la vitamine C disparaissent au-delà de 45°C).

Une autre méthode connue est l’infusion avec deux façons de procéder : soit l’eau est chauffée jusqu’à ce qu’elle frémisse (avant le moindre signe d’ébullition), le feu est arrêté et les plantes immergées dans cette eau, soit les plantes sont recouvertes d’eau froide et l’eau avec les plantes sont chauffées jusqu’à ce qu’elle frémisse; le temps d’infusion est le même : 10 mns; filtrer avant consommation. ceci est valable pour les fleurs, feuilles et petites graines.

Pour les feuilles plus épaisses, les tiges ou voire même les racines, nous nous servirons de la décoction. Nous procédons comme ci-dessus mais le temps d’infusion est plus long, de 20 à 40 minutes.

Les proportions sont toujours laissées au choix du consommateur/trice. Commencer progressivement en comptant 2 pincées de plantes sèches par tasse (style mug) et puis augmenter ou diminuer les proportions en se fiant à son ressenti (goût trop fort, amertume,…). Il n’existe aucune contre-indication à la consommation des plantes usuelles en phytothérapie; seuls les effets dits « indésirables » (comme les phénomènes de détoxination qui sont tout sauf indésirables puisque nécessaires) peuvent freiner notre consommation.

Les tisanes seront consommées par petites gorgées,de préférence 1 heure avant les repas ou entre les repas quand le corps sera au repos digestif et ainsi pourra en retirer tous les bienfaits.

Les plantes à privilégier pour l’hiver sont : le thym, le romarin, la verveine, l’origan, la sarriette, la menthe, la mélisse, la lavande, la mauve, l’alchémille, l’achillée millefeuille, l’ortie, la prèle, la sauge, le tilleul, toutes plantes que je détaillerai dans un prochain article qui expliquera leurs différentes propriétés.

Si vous n’avez pas récolté et fait sécher vos propres plantes cet été, pensez-y l’été prochain, cela n’a rien de compliqué. Sinon vous pouvez vous fournir sur Internet facilement (privilégier les sites des petits producteurs-récoltants, gage de qualité). Et puis, pour celles et ceux qui ont un jardin, c’est le moment de planter pieds de thym, de romarin, de sauge, de menthe, de mélisse, de lavande,…qui ne demanderont aucun soin particulier et qui resteront disponibles une grande partie de l’hiver.

Bonne découverte de nos plantes amies!

Les arbustes de chez nous

aubépine en fleur

Aubépine en fleurs

L’aubépine (appelée aussi épine blanche) est un arbuste épineux, jusqu’à 8 m de hauteur, très répandu en France dans nos campagnes. Cet arbuste est peu exigeant quant au sol, aux températures et à l’exposition. Nous le trouvons en bord de forêts, sur les talus, dans les jardins et au printemps sa floraison donne le signal des plantations aux jardiniers (retour des températures printanières).

Son nom latin « Crataegus » signifie « arbre qui donne la force »(il est particulièrement vigoureux et peut vivre jusqu’à 500 ans) et cela s’explique par ses nombreuses vertus thérapeutiques (tonique cardiaque, sédatif nerveux et diurétique).

Ses fleurs sont toujours utilisées à l’heure actuelle par la médecine allopathique comme tonique cardiaque. Elles renferment des flavonoïdes qui augmentent le flux sanguin vers le cœur en dilatant les artères coronaires, ce qui permet de régulariser le rythme cardiaque et de rétablir la tension artérielle à un niveau normal (fonction équilibrante). Mais les fleurs, les feuilles et aussi les baies sont  un sédatif nerveux par leurs vertus antispasmodiques et soignent des troubles tels que l’angoisse, l’insomnie, les vertiges, les bourdonnements d’oreilles. Ces deux vertus thérapeutiques jouent simultanément pour soulager aussi les troubles de la ménopause (palpitations, bouffées de chaleur, irritabilité). En Allemagne les fleurs et feuilles en infusion sont utilisées contre l’obésité pour leurs vertus diurétiques.

De plus l’aubépine est dépourvue de toute toxicité, contrairement à l’autre plante propice à soigner les problèmes cardiaques, la digitaline. le traitement est long à faire effet mais est durable.

Mode d’emploi

En infusion : 1 cuillère à soupe de fleurs ou feuilles dans une tasse d’eau bouillante 2 à 3 fois par jour

En décoction: 10 g de baies séchées rapidement au four pour 1 l d’eau, à boire en 2 jours

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Fruits de l’aubépine

Hormis cet aspect thérapeutique, les fruits de l’aubépine (appelés cenelles), ronds et rouge vif à maturité en octobre, servaient autrefois en temps de disette pour fabriquer du pain. Les fruits étaient séchés et broyés en farine. Les cenelles ne servent pas à la consommation de par leur goût fade.

Autrefois considéré comme arbre sacré, par les druides entre autres, on cueillait des rameaux d’aubépine que l’on accrochait dans les greniers pour protéger de la foudre et suspendait à la porte des étables pour protéger les animaux des maléfices. Les chèvres se régalent des feuilles et jeunes rameaux et nous pouvons consommer aussi les jeunes feuilles au printemps en les ajoutant à nos salades. Son bois, très dur, servait à fabriquer des manches de pelles et de bêches.

L’églantier (ou rosier sauvage ou rosier des chiens) est aussi un arbuste épineux, comme l’aubépine, mais beaucoup plus petit, de 1 à 3 m de hauteur. Il pousse sur sol calcaire, profond et riche (ses racines peuvent aller jusqu’à 1 m de profondeur). L’églantier est le rosier sauvage à l’origine de beaucoup de variétés de nos roses actuelles et donc, comme tous les rosiers, sa floraison apparaît plus tard que les autres épineux, en juin, et ses fleurs sont de petites roses à pétales simples, de couleur rose.

Le plus caractéristique et le plus connu chez l’églantier sont ses fruits, les cynorrhodons (appelés « gratte-cul » à cause de ses poils urticants), de forme ovoïde, rouge foncé et à maturité en octobre. Les feuilles de l’églantier déjà tombées en octobre, il ne reste que les fruits très visibles.

Ses propriétés thérapeutiques sont importantes: astringents (resserrent les tissus), diurétiques (augmentent le volume des urines pour faciliter l’évacuation des déchets) et antiscorbutiques (riches en vitamine C). Ils sont utilisés surtout dans les problèmes rénaux, pour favoriser la digestion, contre la diarrhée, les nausées, les crampes d’estomac.

Mode d’emploi des cynorrhodons

Infusion (pour effet astringent et calmant) : 50 g par litre d’eau, faire bouillir 10 minutes maximum pour garder une grande partie de la Vit.C. Filtrer. Boire à petites gorgées dans la journée.

Décoction (diurétique): 50 g par litre d’eau en décoction prolongée en réduisant l’eau de moitié par ébullition

Poudre de cynorrhodons desséchés (antiscorbutique): 50 à 60 cg par jour

En marmelade (antiscorbutique): récolter les cynorrhodons après les premiers froids, enlever avec une cuillère à café les graines et leurs poils urticants, hacher la partie charnue, ajouter un poids égal de sucre, brasser longuement le mélange qui conserve ainsi toutes ses vitamines

Nous pouvons aussi utiliser ces baies en compote et confiture en les préparant comme pour la marmelade (ci-dessus).

Le prunellier (ou épine noire) est un arbuste épineux de 1 à 4 m de hauteur qui aime les sols riches en humus et les situations ensoleillées. Très répandu en France, il existait déjà 3 000 ans av JC puisque des noyaux ont été retrouvés sur des sites de l’époque néolithique. Le prunellier a une durée de vie normale d’environ 40 ans et vit souvent en compagnie de l’aubépine et du noisetier. Muni de racines rampantes, il colonise facilement les talus qu’il stabilise.

Très épineux, il sert de refuge aux oiseaux qui peuvent y nicher à l’abri des prédateurs et qui raffolent de ses baies. Sa floraison en début de printemps est le premier nectar que les abeilles peuvent butiner. Ses baies noires bleutées apparaissent  à la fin de l’été mais ne sont consommables qu’après les premières gelées (grande astringence).  Le prunellier est également bénéfique pour les hommes grâce à ses vertus curatives (diurétique, laxatif, dépuratif et astringent):

Ses fleurs sont un laxatif doux; ses feuilles sont dépuratives (aide à l’élimination des déchets); ses fruits, riches en Vitamine C comme les cynorrhodons, et très astringents soignent la diarrhée, les irritations des voies urinaires, et sont utilisés en bains de bouche contre les inflammations des gencives.

Mode d’emploi

Infusion de fleurs (dépuratif et laxatif): 20 à 30 g par litre d’eau, 2 à 3 tasses par jour comme dépuratif et 1 tasse à jeun comme laxatif pendant quelques jours

Décoction de baies (astringente): 30 à 50 g de baies dans un litre d’eau, à boire par tasses dans la journée

Vin de baies (astringent): 1 ou 2 poignées de prunelles mûres, séchées au four, et infusées dans 1 l de vin rouge, ou cuites dans ce vin

Teinture homéopathique en pharmacie contre les maux de tête, les coliques, flatulences, douleurs des voies urinaires et la leucorrhée.

Source : « Dictionnaire des plantes médicinales et vénéneuses de France » Paul-Victor Fournier, édition Omnibus présentée par Clotilde Boisvert, fondatrice de l’Ecole des Plantes à Paris.

Nota Bene: Les plantes sont un merveilleux outil mais pas sans une réforme de notre alimentation et de notre mode de vie. Nous en tirerons le maximum de bienfaits en simplifiant le plus possible notre nourriture: fruits mûrs, légumes mûrs et colorés, graines et noix, en laissant plus de place au repos, au sommeil, à l’exercice physique modéré et à la lumière naturelle, à une respiration ample. Essayons de changer tout cela chez chacun de nous avant de vouloir changer le monde.

Souvenir d’un bel été

On se souviendra de l’été 2013 pour son abondance d’ensoleillement; juillet, août, septembre chargés d’énergie solaire et même en ce début d’octobre, nous pouvons encore manger dehors le midi!!! chargeons nos batteries au maximum, ne laissons pas passer la moindre occasion de sortir, de se faire dorer, de respirer à pleins poumons.

Je voudrais revenir sur les a-priori qui circulent sur le soleil et toutes les façons d’en profiter sans risque.

Tout d’abord je veux parler de ces fameux coups de soleil qui peuvent nous faire tant souffrir quelquefois et mettre notre peau à mal. Notre organisme, notre corps, notre peau ont besoin de soleil, absolument, et cela est valable pour tout le monde. Il n’existe aucune contre-indication à l’exposition au soleil à condition de bien en comprendre les mécanismes.

La peau est un émonctoire, c’est-à-dire un organe d’élimination, et en tant que telle, la peau est chargée en déchets. Notre mode de vie actuel (pollution, stress, sédentarité, alimentation non appropriée) fait que notre équilibre acide/alcalin est rarement respecté et que notre organisme est trop acide, congestionné de déchets et donc que notre peau est surchargée elle aussi de produits acides.

Quand nous nous exposons au soleil, une interaction va se produire entre la chaleur des rayons et les produits acides à la surface de la peau. On peut dire que le soleil va brûler les acides et le coup de soleil n’est que le résultat de cette interaction déchets/soleil. Nous savons tous que, pour éviter le coup de soleil, il existe des heures de sécurité (matinée et soirée) et que nous devons nous exposer au soleil progressivement (10 minutes, puis 20, puis 30, …). Cette progression permet au soleil d’évacuer les déchets acides à la surface de la peau, en douceur, sans brûlure. (Les crèmes écrans solaires sont plus nocives qu’autre chose puisqu’elles contiennent paraben et autre additif dangereux pour la peau et de plus empêchent le soleil de faire son travail, c’est-à-dire éliminer les déchets acides!).

Ensuite, quand le soleil a évacué les déchets, nous pouvons profiter durablement et sans risque de cette source inépuisable d’énergie, car le bronzage c’est joli, mais le soleil est bien plus que cela; il recharge nos batteries littéralement.

Comme pour le reste, nous ne sommes pas égaux et certaines peaux tolèrent mieux le soleil que d’autres, je sais. Mais posons-nous quand même la question de cet état d’acidose généralisée des corps. Deux solutions existent pour y pallier : revenir à une alimentation adaptée à notre physiologie d’être humain (fruits, légumes, plantes sauvages, graines, noix) pour diminuer la quantité de déchets dans le corps, et/ou faire une cure de jus de carottes (+ pommes ou persil) qui va assainir la peau avant de l’exposer au soleil.

Et puis, si malheureusement le coup de soleil n’a pas été évité, les plantes sont encore là pour nous soulager; l’huile de millepertuis, ou huile rouge, fait des miracles en soulageant durablement la douleur (propriété anesthésiante), en activant la cicatrisation de la peau (propriété régénérante) sans avoir à passer par l’étape « pelade ». la nature est toujours de notre côté, inséparable de notre bien-être.

Nous revenons à la cause des causes : le retour à l’alimentation vivante et à la nature. Notre pleine santé est là et nulle part ailleurs!!!

Recette de l’huile rouge

En juillet/août, le millepertuis est en pleine floraison. Plante très courante, elle se trouve facilement dans les bois et les champs, reconnaissable à ses minuscules feuilles et ses bouquets de petites fleurs jaunes.

(R)(R)(R)SP_A0042millepertuis ou herbe de st jean

Prélever quelques fleurs sur chaque pied, quelques tiges avec feuilles aussi. En remplir un bocal en verre transparent avec couvercle, compléter avec de l’huile d’olive vierge bio jusqu’à recouvrir la plante et laisser macérer au soleil 4 à 6 semaines jusqu’à ce que l’huile devienne rouge (hypéricine). Filtrer pour éviter tout résidu de plante dans l’huile et conserver dans de petits flacons. L’huile rouge est photosensibilisante et l’on doit éviter d’exposer au soleil la partie du corps enduite d’huile rouge, c’est la seule contre-indication de ce mélange.

En cas de coup de soleil, mais aussi de bleus, traumatismes divers, enduire la partie du corps concernée plusieurs fois dans la journée en massant légèrement. Elle évite l’apparition d’hématomes et soulage la douleur. Quelques gouttes d’huile rouge en ingestion soignent les symptômes de déprime et dépression. Mais il faut savoir que dépression=douleur et douleur=erreur et que l’on doit toujours s’appliquer à rechercher la cause des causes (peut-être alimentaire mon cher Watson?).

Les arbres de chez nous


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Grands arbres massifs, le hêtre et le charme peuvent atteindre 20 m de hauteur. L’écorce lisse et gris terne n’est ni fissurée, ni écailleuse chez le hêtre, à l’inverse du charme. Leurs feuilles, presque identiques, (de forme ovoïde et très nervurées) se distinguent chez le hêtre par la présence de bords ondulés avec de longs cils blanchâtres et chez le charme par la présence de bords dentelés (« le charme d’Adam (dents) est d’être (hêtre) à poil » merci Julien !).

Le fruit du hêtre s’appelle faine, pointu, brun brillant, recouvert d’une petite bogue semblable à celle de la châtaigne.

Le petit fruit du charme est entouré d’une bractée à trois lobes vert pâle ; plus tard la bractée devient une aile qui, au gré des vents, peut voler sur plus d’un km et ainsi se disséminer.

Au contraire du hêtre au tronc très massif, le charme supporte très bien la taille et l’élagage. Le bois du charme, compact et dur, servait autrefois à la fabrication des pignons et des roues dentées des moulins.

Mais vous retrouverez plus facilement le hêtre qui est une espèce forestière importante, le feuillu le mieux adapté au climat actuel en Europe.

 Le hêtreIMG_1538

Le frêne : Encore plus haut que les deux précédents, le frêne peut atteindre 40 m de hauteur, l’un des plus hauts feuillus d’Europe.

Le tronc, de couleur brun-gris, est très droit et plus élancé, couvert de sillons longitudinaux. On le reconnait facilement à ses feuilles, très longues, composées de 9, 11, voire 13 folioles opposées et aussi à ses bourgeons noirs. Les fruits sont en grappes et ressemblent à des ailes, brunes à maturité et pointues.

Assez courant en Europe, il est souvent planté comme arbre ornemental dans les parcs et le long des avenues à condition d’y trouver suffisamment d’humidité.

Le chêne : C’est certainement le plus connu de nos feuillus. Ceux que nous avons vus, les plus courants dans la région, sont des chênes à glands sessiles, ou chêne rouvre. Très haut comme le frêne, ses branches partent très bas sur le tronc. L’écorce de couleur gris-brun se couvre de petites fissures rapprochées. Comme le charme, les fleurs sont des grappes de chatons et les fruits sont, bien entendu, les glands, nourriture préférée des sangliers.

Le chêne a une écorce riche en tanin, dont on se servait en tannerie avant l’introduction des produits chimiques. On pelait l’écorce sur place juste après la coupe. Puis l’écorce était mise à sécher avant d’être broyée dans un moulin à tan, moulin qui était installé sur le premier étang (étang de la Loge) avant la révolution. Le bois de chêne, dense, solide et résistant, est toujours très utilisé pour la confection de meubles.

L’orme : L’orme champêtre a quasiment disparu, victime d’un champignon amené par un coléoptère parasite de l’écorce de l’arbre (scotyle). Le champignon a fait son apparition en Hollande au début du XXème siècle et tous les ormes sont menacés.
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Seuls les sujets  suffisamment isolés les uns des autres sont moins attaqués et survivent.

Les feuilles de l’orme ressemblent à celles du hêtre et du charme, la base est asymétrique, les bords très dentelés, et nervurées. Les fruits sont reconnaissables entre tous, grappes de pastilles vert pâle avec en son centre une petite graine. Le bois d’orme était très apprécié autrefois pour sa grande résistance à la flexion.

                  feuille d'orme champêtreFeuilles et fleurs d’orme

fleurs d'orme champêtre

 L’aulne (ou aune glutineux) : à ne pas confondre avec l’aune blanc. L’aulne peut atteindre 25 m de hauteur, de port étalé et arrondi. L’écorce gris-brun se divise en plaques allongées ou carrées. Les feuilles sont presque en forme de cœur, le bord légèrement ondulé. Les fleurs, comme le charme et le chêne, sont des chatons. Les fruits ressemblent à de petites pommes de pin très brunes, appelés strobiles. Ils sont récoltés en automne et en hiver pour divers travaux manuels et en décoration.

L’aune blanc : C’est un petit arbre par rapport aux précédents, 3 à 15 m de hauteur. Les branches démarrent à ras du sol et son port est triangulaire. L’écorce, verdâtre gris foncé, porte de nombreuses lenticelles (granuleux au toucher). Les feuilles ressemblent elles aussi à s’y méprendre aux feuilles de l’orme, du hêtre et du charme et on le reconnait à ses fruits, appelés scrobicules, verts avant maturité et en forme de petites pommes de pins brunes ensuite, comme l’aulne.

L’aune blanc est souvent planté dans un terrain brut, en friche pour l’enrichir en matière azotée. Les racines des aunes vivent en symbiose avec certains champignons microscopiques. Elles forment pour ces bactéries des bulbilles où s’installer. Ces bactéries, en échange, fixent l’azote de l’air et le mettent à disposition des racines (« On a toujours besoin d’un plus petit que soi » La Fontaine).

Le pommier sauvage : La pomme sauvage, de la taille d’une grosse noix, vert-jaunâtre, est acide (très astringente). Pourtant autrefois les hommes la consommaient, et le pommier sauvage est à l’origine des nombreuses variétés de pommiers actuelles. Les pommiers sauvages sont devenus rares et certains musées de plein air en Allemagne se sont fixés pour tâche de les collectionner afin de les conserver.

Photos extraites du compte-rendu de la sortie herboriste du 22 septembre 2013 aux Etangs de Commelles.

Pour nous joindre

Coordonnées :

Association « Hygiène de Vie et Régénération » immatriculée sous le N°W604003814 à Beauvais le 14 Août 2013.

Adresse : 13, Allée des Marronniers 60560 ORRY LA VILLE

Adresse mail : »hygienedevie60@gmail.com

Téléphone : 06 87 89 46 61

Présidente : Pascale CHAINTRON

Secrétaire : Céline MOULIN

Trésorière : Lison VENET

 

Le bon chemin

Au-delà des dogmes, recommandations et conseils divers que l’on trouve à foison dans les sites, forums et ouvrages sur l’alimentation, il faut revenir à l’essentiel, et l’essentiel c’est de progresser.

Pour progresser, il faut donc déjà savoir où nous en sommes de notre alimentation quotidienne, en faire le tour, analyser les bases. Pour cela un moyen efficace est de noter pendant une semaine, voire davantage, ce que nous consommons en liquides, en solides, en quantité approximative, sans tricher bien entendu mais sans culpabiliser non plus!!!

Nous faisons toutes et tous des erreurs, même celles et ceux qui se posent en professionnels de la nutrition et de la santé (et j’en connais qui sont dans la malbouffe totale!).

Ensuite, au vu des résultats, nous pouvons commencer par choisir certaines améliorations, certaines suppressions ou mieux (surtout au début) certains rajouts : améliorer la qualité des produits, la qualité de la prise d’aliments (manger moins vite, dans plus de calme par exemple, se tenir plus droit,…), supprimer les produits laitiers ou/et les produits animaux, le gluten, le sucre raffiné ou tout simplement diminuer les rations, rajouter plus de légumes verts, plus de fruits, rajouter des jus de fruits et/ou de légumes, rajouter des graines, des noix en petites quantités à la place de produits trop gras, …tout est possible à partir du moment où nous progressons vers un mieux-être; et qui mieux que nous peut ressentir si nous sommes dans le mieux-être ou pas?

Faire ses choix personnels, choisir son chemin pour progresser est essentiel. Rien ni personne ne doit les faire à votre place. Notre chemin de vie, notre bien-être, notre santé est uniquement de notre responsabilité. Je n’entends pas « être responsable » dans le sens « être coupable de », mais prendre en main notre vie une fois pour toutes, ne pas laisser aux autres (même aux professionnels) le soin de faire les choix à notre place.

Nous faisons un choix, une expérience qui ne nous satisfait pas? il suffit de tester autre chose, sans se tracasser, sans vouloir aller trop vite, notre corps saura nous dire ce qui est mieux à condition d’être à son écoute. Un bon moyen de progresser est de se fixer des objectifs que nous sommes sûrs de pouvoir atteindre. Pour celle ou celui qui oublie de s’hydrater, pourquoi ne pas choisir de promener sa bouteille d’eau ou de jus de fruit maison avec soi? Pour celle ou celui accro aux sucreries, pourquoi ne pas se munir de fruits (bananes par exemple, pommes, raisin de saison) pour faire le plein de sucre (fructose) au moment de craquer? A chacune et chacun de trouver son chemin. Le tout est de commencer par quelque chose.

Je vous souhaite un excellent chemin!

P.S. Cela me rappelle un « truc » tout simple : prendre un petit carnet ou un cahier, chaque soir noter 6 actions ou événements de la journée dont vous êtes fiers, vous serez étonnés de voir comme c’est facile de les trouver! c’est un stimulant psychologique qui a fait ses preuves, et pourquoi ne pas faire la même chose en ce qui concerne les petits progrès liés à votre alimentation? à vous de jouer!