L’origan et la sarriette

origan en fleurs

origan en fleurs

origan feuilles et fleur

origan feuilles et fleur

L’origan (ou marjolaine sauvage) est une jolie plante de 20 à 60 cms, à fleurs mauve/violette, très fortement aromatique, que l’on trouve communément au bord des chemins et dans les sous-bois clairs. En floraison de juillet jusqu’aux premiers froids, elle est surtout connue comme condiment traditionnel…des pizzas.

Son nom, en grec « origanon », vient de deux mots accolés « oros »(montagne) et « ganos »(aspect radieux), quel programme! Ressemblant à nulle autre pareille, l’origan était déjà connue comme plante médicinale du temps d’Hippocrate (460/377 av.JC) et de Dioscoride (40/90 ap.JC).

On recommande son infusion contre le catarrhe (inflammation aiguë ou chronique des muqueuses), l’asthme humide et toute faiblesse respiratoire, la faiblesse du système digestif, l’aérophagie, les troubles circulatoires, les maladies du foie, les maux de gorge, la toux, l’aménorrhée (absence de règles) et les douleurs menstruelles.

Mêlé à d’autres plantes aromatiques comme le thym, la sauge, la camomille, on en fait des sachets à utiliser comme cataplasmes chauds de plantes écrasées contre les douleurs rhumatismales, les coliques, les crampes et en bains fortifiants pour les convalescents.

Mode d’emploi

Infusion de fleurs fraîches ou sèches: une pincée par tasse à raison de 3 tasses par jour entre les repas, ou après les repas pour un effet digestif

Cataplasmes chauds: mettre les plantes fraîches (ou réhydratées) entre deux couches de gaze, les écraser avec un rouleau à pâtisserie puis placer le tout sur un couvercle au-dessus d’une casserole d’eau bouillante; appliquer chauds aux endroits douloureux

Bains fortifiants: faire une infusion concentrée des plantes et verser dans le bain chaud

Teinture homéopathique (pharmacie) se conformer à la prescription.

La sarriette vivace (arbrisseau) et la sarriette commune (annuelle) 

Sarriette des montagnes

Sarriette vivace

La sarriette vivace, sous-arbrisseau méditerranéen de 10 à 40 cms, à petites fleurs blanches, est utilisée comme condiment depuis l’Antiquité pour relever les grillades, les sauces,et dans les légumes secs pour éviter les ballonnements. Elle est encore largement utilisée en Provence (appelée poivre d’âne).

La sarriette est aussi une des 5 célèbres « herbes de Provence » avec le thym, le romarin, la marjolaine et l’origan.

sarriette des jardins

sarriette commune

La sarriette commune (ou sarriette des jardins), espèce cultivée dans des sols riches et peu compacts, est d’aspect différent puisque entièrement herbacée, aux feuilles arrondies et molles, aux minuscules fleurs roses, et passe presque inaperçue. On la trouve dans toute la France, sur le bord des chemins, dans les jardins, les cimetières, les champs, le long des voies ferrées, souvent échappées des cultures.

Usages thérapeutiques des deux sarriettes

La sarriette a des propriétés stimulantes, digestives, stomachiques (douleurs d’estomac), diurétiques (augmente le volume des urines pour une meilleure évacuation des déchets), carminatives (empêche les fermentations intestinales), astringentes (resserre les tissus, soigne les plaies), anti-catarrhales (combat les infections des muqueuses nasales, intestinales,…), surtout anti-diarrhéiques et vermifuges.

La sarriette servait autrefois dans l’hygiène alimentaire pour conserver les gibiers faisandés et elle était par ailleurs souvent utilisée pour éloigner les mites des lainages!

Mode d’emploi

Infusion: prendre la plante entière (tige, feuilles et fleurs) fraîche ou sèche, une pincée par tasse, 3 tasses par jour

N.B. Toutes ces plantes aromatiques ne sont pas utilisées en tant qu’huile essentielle car toxiques à fortes doses, l’huile essentielle étant un concentré de l’essence de la plante.

Sources

« Dictionnaire des plantes médicinales et vénéneuses de France » Paul-Victor FOURNIER, édition Omnibus, 1ère édition en 1947, ré-édité en 2010 et préfacé par Clotilde BOISVERT, fondatrice de l’Ecole des Plantes de Paris

« Petit Larousse des plantes médicinales » Gérard DEBUIGNE et François COUPLAN, éditions Larousse 2009, éditions France Loisirs 2010

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