Le romarin et la verveine

buisson de romarin

buisson de romarin

 

 

 

 

 

 

feuilles de romarin

feuilles de romarin

 

 

 

Le romarin  est un arbrisseau très touffu et toujours vert, de 0,50 m à 2 m, à rameaux nombreux, dressés, couverts de feuilles longues, étroites et coriaces.

Sa forte odeur aromatique s’exhale au moindre contact. Il fleurit bleu en juin-juillet et est très décoratif. De culture facile, son origine méditerranéenne le rend malgré tout peu adapté à nos grands froids et il risque de geler à partir de -10°c, sinon entièrement, du moins le haut des branches. La repousse s’effectue facilement le printemps suivant (j’en ai fait l’expérience il y a deux ans avec des températures descendues à -15°C).

Utilisé depuis le XVIème siècle, et disponible toute l’année à l’état frais, le romarin possède des propriétés thérapeutiques  grâce à son essence camphrée mais cette même essence, prise en trop forte quantité par voie interne, peut être dangereuse. Aussi le romarin est utilisé principalement en infusion/décoction, peu en teinture-mère (concentré) et jamais en huile essentielle.

Ses effets sont stimulants (pour convalescents, surmenés, organismes affaiblis) mais aussi antispasmodiques (toux, asthme, coqueluche, vomissements spasmodiques, migraines, maladies du cœur,…), diurétiques (augmente le volume des urines pour évacuer les déchets), cholagogues (favorise l’écoulement de la bile dans l’hypertrophie du foie, la jaunisse, l’hépatite, la cirrhose) et vermifuges. Tous ces effets sont extrêmement utiles en hiver dans tous les cas d’infections diverses.

Mode d’emploi

Infusion de feuilles: 1 à 2 petites branches dans un litre d’eau à laisser infuser 10mns, à boire dans la journée par petites gorgées

Mais aussi décoction de feuilles: en lavements contre la diarrhée, en injections vaginales contre la leucorrhée (perte blanche), en gargarismes contre les maux de gorge

Pommade contre les douleurs: ajouter quelques gouttes d’essence de romarin à une base huile, résine et cire d’abeilles. Appliquer cet onguent (1) sur les enflures (œdème, entorse, foulure), sur les contusions et plaies.

 

 

(1) Fabrication d’un onguent: huile végétale (tournesol, amande douce, argan, noisette,…) bio, pressée à froid + cire d’abeille + essence de plante ou huile essentielle ou extrait de plante (pétales, feuilles séchées). Pour les détails de la fabrication, voir le site « ekopédia » « pommade »

 

Verveine officinale

Verveine officinale

La verveine est une plante sauvage appelée populairement « herbe à tous les maux ». Plante sacrée pour les druides, puis presque oubliée par la suite, la verveine officinale n’est plus utilisée aujourd’hui que pour faciliter la digestion.

Cet état tient peut-être au fait de son extrême discrétion: on la rencontre partout, au bord des chemins de toutes nos régions, et pourtant peu de gens la repèrent. Sa taille varie de 30 à 70 cm, sa maigre tige dressée porte de toutes petites feuilles et des fleurs encore plus minuscules qui la font passer inaperçue (sur la photo ci-dessus, une tige et trois fleurs mauves); et elle n’a aucune odeur.

Elle fleurit de juillet à septembre, de couleur bleue/mauve et elle donne son nectar aux abeilles.

Ses vertus sont apéritive et digestive, en tant que plante amère, (contre les vertiges, migraines et somnolences provenant d’une mauvaise digestion), anti-rhumatismale et anti-douleur,en tant que plante astringente, (points de côté, contusions, chocs, foulures, ecchymoses), anti-tussive, en tant que plante anti-spasmodique,(bronchite, coqueluche) et soigne les problèmes cutanés en externe. Elle partage nombre de vertus reconnues au romarin et mérite qu’on s’y intéresse! si la verveine fait partie des plantes indiquées pour faciliter l’endormissement, c’est seulement parce qu’elle favorise la digestion et donc facilite le sommeil.

Mode d’emploi 

Infusion: une pincée de plante entière (fraîche ou sèche) par tasse d’eau; à prendre avant ou/et après les repas (digestion)

Décoction: en compresses contre les coups et contusions

Cataplasmes: faire bouillir la plante entière dans du vinaigre et poser en cataplasme chaud sur les points de côté, les points de pleurésie pour apaiser la douleur, sur les chocs pour réduire les hématomes, sur les rhumatismes.

Exemple de tisane contre l’arthrite, arthrose, rhumatismes:

Pour un litre d’eau, 15 g de reine des prés, 10 g de romarin, 10 g de saule blanc, 15 g de prêle à faire infuser (voir article sur la préparation des tisanes). Boire 3 tasses par jour loin des repas pendant 3 semaines. A savoir que ces « maladies » inflammatoires ne sont que la conséquence d’une toxémie interne de l’organisme et qu’il convient de réformer son alimentation impérativement (alimentation végétale le plus possible) pour voir une amélioration et une guérison. Les quatre ingrédients de cette tisane sont d’ailleurs de puissants dépuratifs, d’où leur efficacité dans ce cas.

Sources:

« Dictionnaire des plantes médicinales et vénéneuses de France » Paul-Victor FOURNIER, édition Omnibus, préfacé par Clotilde BOISVERT, fondatrice  de l’Ecole des Plantes de Paris, 1ère édition en 1947, ré-édition en 2010

« Petit Larousse des plantes médicinales » Gérard DEBUIGNE et François COUPLAN éditions France Loisirs 2009

« Les 250 réponses de l’herboriste » Marie-Antoinette MULOT édition Dauphin 2009

 

 

 

 

 

 

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